Promenade autour de la Tokyo Skytree

Rues commerçantes du « shitamachi »

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L’achèvement de la tour Tokyo Skytree attire une foule de badauds dans les quartiers anciens des environs, les faubourgs « shitamachi » (littéralement "ville basse") encore intacts. Pour ces ruelles, dont le principal attrait tient à l’atmosphère traditionnelle et à une forte couleur locale, cet afflux de visiteurs constitue à la fois une opportunité et un défi.

Hato-no-Machi : garder le passé vivant

Vue de la rue commerçante Hato-no-Machi.

A quelques minutes de là, dans le quartier de Higashi-Mukôjima, une autre rue commerçante shitamachi a lancé un ambitieux projet pour attirer des jeunes gens créatifs, afin de redynamiser le quartier et d’assurer la survie de son originalité.

Un autre point de vue sur la tour Skytree.

Au premier coup d’œil, on dirait que le temps s’est arrêté dans la rue commerçante Hato-no-Machi. Avec son réseau de ruelles bordées de bicyclettes rouillées et de distributeurs automatiques mal entretenus, Hato-no-Machi existe depuis 80 ans – quasiment les temps anciens pour Tokyo. C’est l’une des rares zones de la capitale à être sortie à peu près intacte des bombardements incendiaires de 1945.

Près de l’entrée se dresse une pompe à eau bleue, qui paraît minuscule devant la tour Skytree en toile de fond. Cette pompe collecte les eaux de pluie sur les toits des maisons du quartier, qui serviront en cas d’incendie ou d’autre urgence. Ici, les ruelles d’à peine deux enjambées de large sont trop étroites pour laisser passer les camions de pompiers. Le seul bruit de circulation est le vrombissement occasionnel d’une mobylette. La musique d’une radio s’échappe à travers une fenêtre. On entend des enfants courir dans la cour d’une école maternelle tout près.

Suite > Les années du boom économique de l’après-guerre

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