Un 23e site japonais inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco : les kofun de Mozu-Furuichi

Culture

Le 6 juillet 2019, le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco a inscrit sur sa liste un groupe de sépultures antiques japonaises situées dans la préfecture d’Osaka sous le nom « Ensemble de kofun de Mozu-Furuichi ».

Les « kofun » sont des tumulus funéraires de terre et de pierre qui servaient à recouvrir le tombeau d’un empereur, d'un membre de la famille impériale ou d'une personne de haut rang comparable à ceux-ci. Ils remontent à « la période des kofun », qui s’étale du IIIe au VIIe siècle. Parmi ce groupe de sépultures enregistrées par l’Unesco figure le kofun Daisenryô, le plus grand du Japon et l’un des plus impressionnants du monde. Il se trouve dans la ville de Sakai (préfecture d’Osaka). Selon l’Agence de la maison impériale, de nombreux kofun de la région sont considérés comme les tombes d’empereurs du Japon.

Le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) a estimé ce lieu comme « un témoignage remarquable des traditions funéraires et des structures politico-sociales de la période des kofun ».

(Voir notre article : À la découverte des sépultures japonaises, parmi les plus grandes du monde : Mozu et Furuichi)

Sites japonais inscrits au patrimoine mondial

Le Japon possède dorénavant 23 sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, en incluant les 4 sites faisant partie du patrimoine mondial naturel.

La Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel (plus connue sous le nom de Convention du patrimoine mondial), adoptée à la Conférence générale de l’Unesco de 1972, a appelé à la création d’une liste des sites naturels et culturels ayant une « valeur universelle exceptionnelle ».

En décembre 1993, les premiers sites japonais ont été inscrits au patrimoine culturel mondial : les monuments bouddhiques de la région d’Hôryû-ji (préfecture de Nara) et le château de Himeji (préfecture de Hyôgo). Les deux premiers sites du Japon sur la liste du patrimoine mondial naturel ont également été classés en décembre 1993 : Yakushima (préfecture de Kagoshima) et Shirakami-Sanchi (préfectures d’Aomori et d’Akita). Ceux-ci ont été suivis par Shiretoko (Hokkaidô) et les îles d'Ogasawara (Tokyo).

La dernière inscription remontait à l’année dernière, en 2018. Il s’agissait des « sites chrétiens cachés de la région de Nagasaki ».

Suite > Les sites japonais reconnus par l’Unesco

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