
Les Japonais adorent les œufs : une consommation toujours forte grâce à des prix stables pendant 50 ans
Vie quotidienne Gastronomie- English
- 日本語
- 简体字
- 繁體字
- Français
- Español
- العربية
- Русский
Près de 300 œufs consommés par an par personne
Peu importe la manière dont ils sont cassés, les Japonais mangent beaucoup d’œufs. Selon le ministère de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche, 17,5 kilos d’œufs ont été consommés par personne en 2019, soit directement soit dans d’autres produits comme le pain, les nouilles et les plats d’accompagnement.
En considérant qu’un oeuf de taille moyenne pèse approximativement 60 grammes, cela veut dire qu’une personne a consommé en un an 292 œufs. Depuis 1950, lorsque les Japonais consommaient en moyenne juste 105 œufs par an, il y a eu une augmentation proche du triple (2,8 fois) de la consommation.
Le secret d’un succès : cinq décennies de prix stables
Une des principales raisons de la grande consommation d’œufs au Japon est leur prix abordable. Alors que celui des autres produits frais, comme les fruits et les légumes, peut très largement varier en fonction du temps ou d’autres facteurs incontrôlables, le prix des œufs reste relativement stable toute l’année. Une boîte standard de dix œufs coûte généralement moins de 200 yens (1,5 euro) et certains supermarchés offrent même des prix promotionnels aussi bas que 100 yens.
Une comparaison entre le prix des œufs et celui des autres denrées alimentaires durant les cinquante dernières années montre que de manière générale en 2020, les prix des produits alimentaires étaient 3,5 fois plus élevés qu’en 1970, année de base de l’étude. En revanche, le prix des œufs n’a augmenté que de 1,6 fois pendant la même période, montrant ainsi la réussite des mesures prises par les producteurs pour garder des prix stables.
Les poules pondent généralement moins d’œufs à la moitié de l’hiver et la moitié de l’été, ce qui provoque une baisse de la production pendant ces périodes. Toutefois, la production reprend au printemps et en automne. La consommation est également saisonnière, avec une forte demande en hiver lorsque les œufs sont utilisés pour des plats chauds comme l’oden ou le sukiyaki, et pour confectionner des gâteaux de Noël, le régal populaire des temps des fêtes. La demande diminue en conséquence durant les mois d’été lorsque les températures grimpent. Malgré ces fluctuations, les prix en magasin restent stables toute l’année pour le plus grand bonheur des consommateurs.
Le prix en gros des œufs, par contre, varie selon les saisons. Il est plus bas en été lorsque la production et la demande sont au ralenti, mais commence à grimper en automne lorsque l’appétit des consommateurs pour les plats saisonniers est en augmentation. La demande atteint son apogée en décembre avec les confiseries de Noël et l’osechi, la cuisine traditionnelle du Nouvel an, menant la charge. Les prix de gros retombent ensuite en janvier en réaction aux négociations anticipées avant les vacances prolongées de fin d’année.
Tags
cuisine nourriture gastronomie consommation construction alimentation aliment